Santé : Un forum pour une meilleure promotion de la santé de la reproduction à Kombissiri

Un forum municipal sur la santé sexuelle et la reproduction, s’est tenu ce jeudi 26 septembre 2019 dans la cité de la patate douce, Kombissiri. Ce forum initié par les structures membres du groupe technique santé de la reproduction, a pour objectif, de faire le plaidoyer et aider à améliorer la politique et la stratégie des droits en Santé Sexuelle et de la Reproduction (SSR), et faciliter le renforcement des capacités, l’engagement et la mise en réseau des organisations de la société civile.

Un projet dénommé « Activité d’amélioration de la performance des politiques et stratégies de DSSR en Afrique de l’Ouest et en Afrique », vient en appui à la politique du gouvernement burkinabè qui est d’avoir de bons indicateurs sur la santé sexuelle et la reproduction, la planification familiale. Ce projet offre une opportunité à la commune de Kombissiri de faire un état des lieux, et envisager ensemble les solutions qui pourront contribuer à améliorer la situation des droits en matière de SSR, a expliqué le directeur exécutif de l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF), représentant le chef de file du groupe technique santé de la reproduction.

Les acteurs qui interviennent dans la santé sexuelle et reproductive des jeunes au niveau de la commune de Kombissiri ont répondu à l’appel du forum. Un état des lieux de la SSR a été dressé. « Les indicateurs au niveau de la commune de Kombissiri sont interpellateurs au regard du comportement des jeunes », déplore le secrétaire général de la commune de Kombissiri, Edmond Nikiéma, représentant le maire de ladite commune.

Dr Aimée Sandrine Compaoré, médecin responsable du Centre Médical avec antenne chirurgicale, représentant le Médecin chef du district, a dressé l’état des lieux. Ainsi, dit-elle, « d’une manière générale, les consultations prénatales se déroulent de manière tardive dans la commune de Kombissiri avec un pourcentage de 21, et la consultation post natale, faible. Concernant la planification familiale, nous n’avons pas atteint les objectifs au niveau national. Nous sommes à 28% alors que le niveau national nous recommande d’avoir 32%. Le taux d’avortement est assez élevé parce qu’au cours de l’année 2018, nous avons noté 293 cas d’avortement dans la commune de Kombissiri ».

La planification familiale a encore du mal à entrer dans les habitudes de la population. « Des informations erronées circulent sur la planification familiale. Un déficit d’information est aussi à déplorer », notent les acteurs de la SSR. « Concernant la planification familiale, bon nombre de personnes pensent qu’elle est essentiellement synonyme de médicaments. Il n’y’a pas que les médicaments dans la planification familiale. Il y a plusieurs méthodes de planification familiale, comme la méthode naturelle », souligne Dr Sandrine Compaoré.

Mahamadi Kafando, représentant les jeunes de la commune de Kombissiri, a indiqué que l’état des lieux de la SSR de leur commune est une réalité. Il salue l’initiative des structures membres du groupe technique santé de la reproduction.

Le secrétaire général de la commune a fait des formulations comme la nécessité de créer une synergie d’action entre les différents acteurs qui interviennent dans le domaine de la santé, la création d’un cadre de concertation communal de tous ces acteurs qui vont pouvoir se réunir permanemment pour discuter de ces questions, et la sensibilisation des jeunes par les OSC sur les informations liées à la SSR.

Irmine Kinda

Publié le 26-09-2019 dans Burkina24