Sommet France-Afrique : Les premières dames d’Afrique se sont engagées pour la promotion de la santé de la reproduction dans leurs pays respectifs

Bamako, la capitale malienne a accueilli  du 13 au 14 janvier dernier le 27ème sommet Afrique-France. Cet évènement de portée internationale a regroupé les Chefs d’Etats d’Afrique et de la France et leurs partenaires.

Cette occasion a été mise à profit par les Premières Dames d’Afrique pour aborder un certain nombre de questions auxquelles elles font face dans leurs pays respectifs.

En effet, les premières dames dans la plupart des pays, sont engagées à travers des fondations ou des ONGs dans divers domaines pour appuyer les programmes contribuant au bien-être des populations dans les domaines de la santé, de la promotion du genre, de l’environnement, de la jeunesse et l’enfance et des actions humanitaires, etc.

La problématique de la santé reste toujours au centre du développement humain durable et constitue un élément essentiel de toute politique de développement.

Dans les pays en développement et notamment en Afrique au Sud du Sahara où le niveau de mortalité reste élevé, l’amélioration de la santé passe par la prise en compte des déterminants socio-culturels et traditionnels. Des déterminants qui ont une influence sur la santé, les comportements liés à la reproduction, au long du cycle de vie, les recours thérapeutiques et les représentations des maladies, l’accès aux soins, l’éducation sexuelle, etc.

Les volets de la santé de la reproduction évoqués par les premières dames sont la santé de la femme, la santé de l’enfant, la santé des adolescents/jeunes et la santé des hommes.

Il s’agissait pour les Premières dames de valoriser et de mettre en exergue les pratiques traditionnelles éprouvées depuis des générations et intériorisées par les communautés sur la santé sexuelle et de reproduction pour le changement de comportement positif. Mais aussi, les attitudes et comportements à risque vis-à-vis du SIDA, l’acceptation de la planification familiale, le traitement de l’infertilité, les soins obstétricaux essentiels, etc. Toutes choses qui sont fortement tributaires des pratiques traditionnelles et culturelles qui structurent chaque peuple, chaque groupe. Ces pratiques traditionnelles existent et sont appréciées par les populations.

Les premières dames ont plaidé pour la diffusion des éléments culturels et traditionnels positifs identifiés dans chaque pays pour permettre de lever les obstacles à la santé de la reproduction pour un épanouissement harmonieux de la jeunesse africaine.

Les épouses des Chefs d’Etats africains entendent soutenir le leadership des adolescents et des jeunes en s’assurant que les Gouvernements, les Parlements et les Institutions nationales appliqueront les lois de la santé de la reproduction existantes, les amélioreront ou les modifieront au besoin en conformité avec les instruments sous-régionaux, régionaux et  internationaux.

L’objectif de la session était de contribuer à l’amélioration de la santé de la reproduction des populations en général et des femmes en particulier.

Fatoumata Fofana