Thiès bénéficie d’un programme sanitaire de deux cent dix millions de francs CFA (210 000 000)

L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) va financer à hauteur de 201 millions de francs CFA un programme de renforcement du système de santé de Thiès, aux termes d’une convention signée vendredi avec la région médicale.

Ce programme (2016-2021) porte sur la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, mais aussi la prise en compte des maladies chroniques, la planification familiale, entre autres, a souligné le docteur François Diop, responsable de l’USAID en charge des programmes de santé de l’organisme américain.

Dans ce cadre, la région médicale de Thiès est appelée à établir des contrats de performance avec les districts sanitaires pour l’atteinte des objectifs assignés.

« La région médicale, les établissements de santé et les districts sanitaires bénéficiaires de subventions secondaires doivent réaliser un taux d’exécution d’au moins 80% de leur plan de travail annuel (PTA) et de 100 pour cent pour les activités ciblées par le financement direct’’, a expliqué le responsable de l’USAID.

Selon le docteur François Diop, l’USAID Sénégal a lancé ce programme dans le but d’appuyer les efforts du gouvernement sénégalais visant l’amélioration de la santé des populations, en amenant les acteurs à faire face aux contraintes du système de santé pour un meilleur accès aux services de santé de qualité.

Les indicateurs de performance du programme concernent le taux d’accouchement assisté par un personnel qualifié, la réduction des décès maternels et l’augmentation de la proportion d’enfants âgés de 0 a 11 mois complètement vaccinés.

D’autres indicateurs portent sur la réduction du taux de rupture de médicaments essentiels, l’augmentation du nombre de femmes sous méthode de planification familiale, la prévalence contraceptive, ainsi que la disponibilité des produits de planification familiale.

L’USAID compte étendre ce programme à des « régions de consolidation » (Dakar, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Louga, Thiès et Ziguinchor) et de « concentration », parmi lesquelles Diourbel, Matam et Saint-Louis.

Selon l’USAID, les bénéficiaires « peuvent relever les défis, grâce à une bonne coordination avec les autorités locales, un bon suivi de la performance du programme, ainsi que la pérennisation des interventions impactantes ».

APS